Figure 3.1: Histoire des organismes techniques de l'Internet
source : ISOC
-5.5cm
Figure 3.2: La régulation d'Internet
source : communication personnelle d'Eric Brousseau
Figure 3.3: Organigramme 2002 de l'ICANN
Figure 3.4: Organigramme de l'ICANN
- ALAC = At-Large Advisory Committee
- ASO = Address Supporting Organization
- CCNSO = Country-Code Names Supporting Organization
- GAC = Governmental Advisory Committee
- GNSO = Generic Names Supporting Organization
- RSSAC = Root-Server System Advisory Committee
- SSAC = Security and Stability Advisory Committee
- TLG = Technical Liaison Group
Date: Tue, 6 May 2003 16:23:57 +0200 (MEST) From: Louis Pouzin <pouzin@well.com> To: <forum@isocfrance.org> Subject: [forum isoc] Re: TLD non americains/ .eu et réforme ICANN Ces discussions sont les bienvenues. L'Icann gouverne, au sens américain, c.a.d. organise. Quoi en effet ? D'abord des réunions internationales. Tous les 3 mois environ, les habitués se retrouvent en des lieux sympathiques, à travers le monde. On sait très bien qu'il ne s'y décidera rien car l'araignée a construit une toile épaisse de comités pare-débat. Mais tout de même, Shangaï, Rio, Montréal (en été), c'est moins banal que Genève, Genève, Genève. Et ça entretient une fidélité à l'institution. En plus de ce rôle de tour opérateur, il y a aussi celui de créer des top domaines. Il faut faire piaffer les foules pendant quelques années pour qu'elles se précipitent sur les nouvelles particules. Il importe en effet de ne pas se faire coiffer au poteau par un gêneur accaparant le nom de votre société. Le fait de créer ce risque est très bénéfique, car on crée en même temps les compagnies d'assurance (registreurs) qui couvrent ce risque pour $30 l'an. Multiplions par 300000 assurés, cela fait un revenu de $9M. Il est bien naturel que l'Icann soit rétribué convenablement pour ce petit geste. Au delà de ce portefeuille d'assurances contre chaînes de caractères nocifs, il ne reste plus grand chose. Les numéros IP ? En IPv4 l'Icann (sous couvert IANA) a déjà bien rempli sa mission. Selon la liste <www.iana.org/assignments/ipv4-address-space> 84% des adresses allouées ont été attribuées à des sociétés américaines. Difficile de faire beaucoup plus. Oh, on allait oublier quelque chose, la Racine (root), la mère des tables de correspondance entre noms et adresses. C'est pourtant impressionant: 250 noms (TLD + ccTLD), et la sauce associée, cela doit bien faire pas loin de 100K octets. C'est là qu'on vient chercher où trouver les autres tables des susdits domaines. Comme elles ne changent guère souvent, tous les serveurs de la planète pourraient s'en faire une copie, et pourquoi pas une dans chaque PC ? Avec de tels propos iconoclastes on pourrait finir par imaginer que la racine ne servirait à pas beaucoup plus que rien. Mais ce serait une erreur. Elle permet à l'organisation qui contrôle la racine de surveiller tout le trafic de l'internet, noter qui parle à qui, placer des bretelles sur les échanges, détourner les messages ou en fabriquer, et même rayer des noms (ou ccTLD) de la liste. Mais ce ne serait sans doute pas convenable de s'attarder sur ce sujet.
Table 3.1: La vision de l'ICANN d'un ancien de l'Internet
Parmi ces élus, Andy Mueller-Maguhn et Karl Auerbach se distinguent par leur profil en opposition avec le courant établi de l'ICANN.
Personne élue Région nb voix nb votants Nii Quaynor Afrique 67 130 Masanobu Katoh Asie / Australie / Pacifique 13913 17745 Andy Mueller-Maguhn Europe 5948 11309 Ivan Moura Campos Amérique Latine / Caraïbes 946 1402 Karl Auerbacha) Amérique du nord 1738 3449
Table 3.2: Résultat du vote de l'election At Large de l'ICANN (automne 2000)
a) élu au sixième tour
Cela étant IPv4 sera remplacé à terme par IPv6 qui ne devrait pas connaître de problème de pénurie et qui résoud d'autres problèmes liés au protocole IPv4. La distribution des adresses IPv6 et leur mise en fonctionnement est en cours depuis quelques années. On peut voir sur la figure 3.5 la distribution par région. On note que les américains qui possèdent plus de 80% des adresses IPv4 se sentent moins concernés par IPv6.
Figure 3.5: Répartition des adresses IPv4 fin juin 2003 (en équivalent classes A)
(source RIPE)
Figure 3.6: Distribution d'adresses IPv6 entre 1999 et juin 2003 par région
(source RIPE)
Une autorité administrative indépendante 2exL'ART est directement impliquée dans les problèmes de concurrence concernant l'ADSL et les autres technologies liées à Internet, cf http://www.art-telecom.fr/.
Pour que la régulation soit équitable, il faut qu'elle soit assurée en toute indépendance à l'égard des différents opérateurs présents sur le marché. Comme l'ensemble des législations des États membres de l'Union européenne, la loi française a établi cette séparation en créant une instance de régulation indépendante : l'Autorité de régulation des télécommunications.
.com et .net, a mis en place dans le DNS deux jokers
*.com et *.net qui récupèrent toutes les adresses
inexistantes finissant par .com ou .net pour renvoyer
sur une de leur machine. Cette modification a été faite sans l'accord
de l'ICANN et en dehors des règles de bon usage en cours..com ou .net ira dans la boite au lettre de VeriSign
s'il y a une erreur dans l'adresse. Que fera VeriSign de ces mails ?
VeriSign assure bien sûr qu'il ne les regarde même pas, mais est-ce
crédible sachant que les mails contiennent des informations
intéressantes comme l'adresse de l'emméteur qui est une véritable
adresse mail associée à un individu, donc une adresse qui a de
la valeur pour des spameurs (cf ??). Les mails contiennent
aussi un texte qu'on ne désire pas obligatoirement qu'une autre
personne que le destinataire puisse lire.Given the magnitude of the issues that have been raised, and their potential impact on the security and stability of the Internet, the DNS and the .com and .net top level domains, VeriSign must suspend the changes to the .com and .net top-level domains introduced on 15 September 2003 by 6:00 PM PDT on 4 October 2003. Failure to comply with this demand by that time will leave ICANN with no choice but to seek promptly to enforce VeriSign's contractual obligations.Le jour même, VeriSign se plaint mais annonce qu'elle va obéir.
VeriSign considers ICANN's action today a groundless interference with VeriSign's businessOn a donc eu le droit a une bataille rangée où l'ICANN a du jouer son rôle poussée par l'IAB, l'ISOC et les gestionnaires du réseau. Si VeriSign a finalement retiré ses jokers, elle n'a pas pour autant abandonné la lutte qui se fait sur le terrain médiatique maintenant, VeriSign critiquant l'attitude sclérosée de ses adversaires qui refusent le progrès tout en soulignant qu'en l'empèchant de faire de l'argent, elle ne pourra pas garantir la sécurité des zones .com et .net.